Le 19 septembre 2017, le lancement national des Assises de la mobilité a réuni, plus de 1200 élus, services de l’État, organisations syndicales, entreprises, associations, ONG et experts autour de la ministre des transports Elisabeth Borne. Dans la droite ligne de la trajectoire gouvernementale à 2030, l’événement a donné le coup d’envoi d’un vaste processus de concertation pour identifier les attentes des citoyens dans leur quotidien et tirer le meilleur parti des solutions émergentes qui nourriront la loi d’orientation 2018 sur la mobilité.

Un événement animé par Parangone aux cotés du premier ministre Edouard Philippe, de la ministre des transports Elisabeth Borne, Bruno Marzloff, sociologue, Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP, Thierry Happe, président de Netexplo, Florence Gilbert, fondatrice de Wimoov, et Bruno Échevin, président de l’Ademe

« La révolution que je vous propose d’engager est celle d’un transport disponible, accessible, multiforme, multiprix, souple, rapide et économe » Edouard Philippe, premier ministre

Vers de nouvelles mobilités territoriales

La politique engagée à 2030 répond à deux objectifs : restaurer l’équilibre et l’efficacité des modes traditionnels et accompagner l’émergence des nouvelles mobilités. Si le rôle de l’État est de donner l’impulsion de développements parfois disruptifs, celui des acteurs du transport et des élus est crucial pour construire un nouveau modèle de proximité basé sur la « mobilité à la demande », la multimodalité comme alternative à la domination séculaire de la voiture particulière, et sur l’optimisation des besoins de déplacements. Ces trois tendances observées et encouragées par le sociologue Bruno Marzloff en ouverture de ces Assises de la Mobilité ont été confortées par l’enquête IFOP 2016 présentée par son directeur général adjoint Frédéric Dabi dont il ressort des attentes plurielles des Français, parmi lesquelles le coût, la fiabilité et la fréquence, ainsi que l’intermodalité et la diversité de l’offre intégrant des alternatives écologiques.

Décarboner la mobilité : entre technologie et citoyenneté

Le secteur des transports est l’un des plus émetteurs de CO2 mais aussi le plus difficile à décarboner, comme l’a rappelé Bruno Léchevin, président de l’Ademe. Répondre à ce défi passera par le progrès technique (motorisations innovantes), la diversité énergétique (gaz, électricité, hydrogène) et plus largement par de nouveaux modèles d’organisation et de mobilité des personnes et des marchandises incitatives qui encouragent notamment les pratiques collaboratives comme l’autopartage et le co-voiturage.

« La mobilité de l’avenir est une mobilité inclusive qui s’appuie sur un nécessaire droit fondamental » Florence Gilbert, fondatrice et directrice générale de Wimoov

De gauche à droite : Thierry Happe, fondateur de Netexplo, Florence Gilbert, fondatrice de Wimoov, Bruno Léchevin, Président de l’Ademe, Vanessa Logerais, journaliste experte en leadership sociétal

L’équité et la solidarité au cœur d’une mobilité inclusive

A la croisée d’une volonté politique forte et de l’émergence d’une nouvelle génération d’acteurs économiques, la mobilité inclusive s’est imposée comme un thème prioritaire de ce premier rendez-vous des Assises de la Mobilité. Face aux 20% de la population active en difficulté de mobilité, chiffre avancé par la start-up Wimoov, il est urgent d’offrir des services accessibles à tous les citoyens, mais aussi de résoudre la fracture entre territoires ruraux et urbains.

« Il faut raisonner et agir dans une logique d’itinéraire de porte-à-porte » Thierry Happe, co-fondateur et président de l’Observatoire Netexplo

L’innovation numérique comme accélérateur du « transport à la demande »

Autre thème prioritaire de la feuille de route ministérielle, la data s’impose comme une réponse à la demande d’adaptation de l’offre au temps réel et à l’intermodalité grâce aux applications de recherche d’itinéraires et de billetterie unique. C’est aussi un immense champ prospectif, comme l’a illustré par Thierry Happe, fondateur de l’observatoire Netexplo, à travers six innovations dans le monde conjuguant performance technologique et responsabilité sociétale.

Un processus de concertation multi-acteurs

La ministre des transports Elisabeth Borne a donné l’élan du processus de concertation à travers des groupes de travail présidés par des personnalité qualifiées pour identifier des solutions innovantes vers une mobilité plus propre, plus connectée, plus solidaire, plus sûre, plus intermodale et plus soutenable. Ces thèmes ont été inaugurés au cours de cette journée avec sept ateliers participatifs qui ont d’ores-et-déjà donné le signe d’une communauté mobilité française au travail, reliée par une exigence d’efficacité et de transversalité.

Jusqu’en décembre 2017, les groupes de travail poursuivront leur travail, soutenus par une quinzaine d’ateliers territoriaux organisés partout en France sous la forme de réunions publiques, et par la consultation citoyenne grâce au site Internet ouvert au public entièrement dédié aux Assises de la mobilité.

« Cette mobilisation collective doit nous permettre d’offrir rapidement à nos concitoyens des améliorations concrètes dans leur vie quotidienne».  Elisabeth Borne, ministre en charge des transports

https://www.assisesdelamobilite.gouv.fr

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